Son activité

Les dispositifs légaux mis en oeuvre

Tous les jeunes pris en charge sont confiés individuellement par l’État ou par la Ville/Département de Paris, dans le cadre de leurs politiques de protection sociale ou de prévention. Ainsi, en 2024, l’association a mis en œuvre pour leur compte les dispositifs suivants :

Deux centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), le premier de 85 places; le second de 100 places. Ils accueillent des jeunes adultes isolés de 18 à 25 ans qui sont adressés par le Service Intégré d’Accueil et d’Orientation (SIAO) qui centralise les demandes d’hébergement exprimées à Paris.

Un centre d’hébergement d’urgence (CHU) de 68 places. Il accueille des jeunes hommes, également de 18 à 25 ans, mais aussi des jeunes femmes âgées de 18 à 30 ans qui se trouvaient précédemment à la rue. Ils sont, eux aussi, adressés par le SIAO de Paris.

Un dispositif « mineurs étrangers non accompagnés » (MmiNA).

Les intéressés, de moins de 18 ans, sont adressés par le service de l’ASE de Paris, sur décision du Tribunal pour enfants de Paris.

Un dispositif « jeunes majeurs » de l’ASE.

Il prolonge jusqu’à 21 ans la prise en charge des anciens MmiNA, sur la base d’un « contrat de jeune majeur » passé par chacun d’entre eux avec l’ASE de Paris.

L’ action d’Urgence Jeunes au quotidien

Chaque jeune pris en charge souscrit un contrat de séjour qui précise ses droits et ses engagements, dans le cadre d’un règlement intérieur, tant pour son logement qu’au cours de son accompagnement dans la vie quotidienne.

Il n’est pas assuré dans des « centres » ou autres établissements traditionnels, mais éclaté en 59 lieux géographiques dans la proche banlieue de Paris.

Il s’agit de logements privés loués par notre association, de résidences étudiantes, de foyers de jeunes travailleurs ou, exceptionnellement, de chambres d’hôtel pour faire face temporairement à des situations urgentes.

Ce parc est en évolution constante, selon les besoins et les opportunités qui se présentent. Cette formule nous donne de la souplesse pour nous adapter en permanence aux besoins. Elle favorise aussi l’insertion sociale des jeunes au fur et à mesure de leurs capacités d’autonomie.

Une visite régulière de chaque logement privé permet de s’assurer que le séjour s’y déroule normalement.

Chaque jeune est suivi par un référent social, indifféremment éducateur spécialisé ou assistant social, avec le concours possible d’un psychologue en cas de besoin. Ce référent lui assure, en fonction de sa situation (âge, pratique du français, problèmes particuliers…) un accompagnement global dans le cadre d’un projet personnalisé, avec signature conjointe d’un contrat de séjour :

  • soutien moral et psychologique ;
  • démarches administratives indispensables (systématiquement avec le jeune s’il est mineur)
  • accès à ses droits divers (transports, soins, protection des données personnelles…) :
  • accompagnement éducatif pour les actes de sa vie courante : budget, courses, repas, hygiène, ménage… ;
  • contacts autant que nécessaire avec son établissement scolaire ou de formation, un service d’orientation, un employeur pour un stage ou une formation en alternance ;
  • activités culturelles et de loisirs, etc.

Quelques données sur les publics pris en charge en 2025

Les motifs principaux de l’entrée dans les dispositifs d’Urgence Jeunes : jeunes isolés, dépourvus de ressources et de logement, en ruptures familiales …

Orientation des jeunes sortis d’URGENCE JEUNES (total: 104)

Le budget 2026 de l’association

Financements publics par :

Dépenses :